L'histoire de Saint-Amand-en-Puisaye

Une chanson sur la Puisaye a été écrite par M. Claude Herbier et interprété par M. Roger Sy.
Cette chanson s'appelle : Accueillante Puisaye

 




Située dans la vallée de la Vrille, à proximité de la voie romaine d'Entrains à Orléans, cette bourgade portait le nom de Nantiniacum. On y a découvert des monnaies et des poteries romaines. Au VI ème elle figure comme paroisse dans le document de saint Aunaire, évêque d'Auxerre. Les patrons de son église furent successivement un saint Amantin, puis saint Amand de Bordeaux, enfin Saint Amand de Maestricht. D'une ancienne église du XIII ème, il reste quelques éléments dans l'église actuelle. Pendant les guerres de religions, celle-ci fut incendiée à deux reprises, en 1562 et en 1568.

En 1649, on y édifia un retable de style classique, qui fut détruit en 1860 par le curé Millet. Des travaux récents ont consolidé ses voûtes.

A Saint-Amand, au XIII ème siècle, on connaît un chevalier Renaud et une maison forte, qui fut ruinée au cours de la guerre de Cent Ans. En forêt, au nord de la ville, existait aussi un point fortifié, dit de Busseron. Sous le règne de François 1er, la famille de Rochechouard édifia le beau château actuel qui en 1659 fut acquis par le cardinal de Mazarin pour son petit neveu,Jean Mancini. En 1731, le château appartenait au sire Léonard Guyot, receveur général des Aides, dont le successeur, Antoine Guyot, fut gouverneur d'Auxerre. Les archives du château furent brûlées en 1793.

Au cours des âges, Saint-Amand-en-Puisaye devint le centre de l'industrie de la poterie. Le premier document, qui nous soit parvenu concernant cette activité, est daté de 1316, signé de Jeanne de Toucy. Les poteries de Puisaye étaient en grande partie commercialisées au port de Neuvy-sur-Loire et reprises par la batellerie de Loire. En 1734 une crise frappe cette industrie. La cause en était la surproduction. A Saint-Amand on comptait dix entreprises, quatre à Argenou, quatre à Saint-Verain et deux à Arquian. Les maîtres potiers s'accordèrent pour suspendre la fabrication du 30 novembre au 1er mars dans l'année. La production fut réduite de 25 % mais les vraies victimes de la crise furent à tous les échelons les ouvriers de la poterie.

La petite paroisse d'Argenou est connue par les baptêmes conférés à des enfants morts-nés, dans la chapelle de Notre-Dame-de-Recouvrance, située sur la rive droite de la Vrille. L'ancienne voie romaine d'Entrains à Orléans traversait son territoire. Son église, édifice sans caractère, avait d'abord dépendu de l'abbaye des Roches. L'évêque d'Auxerre en nommait le curé. Féodalement Argenou relevait de la seigneurie de Maison-Fort.
En 1791, le territoire de cette paroisse supprimée fut partagé entre les communes de Saint-Amand, de Bitry et d'Arquian. Il ne reste rien de son église.Argenou s'écrit aujourd'hui Argenoux.