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Les légendes qui nous entourent

Les neufs pas (Treigny)

Au hameau des Révillons prés de Treigny, vivaient deux familles en litige pour des droits sur un héritage et deux bornes limites déplacées. La Broisine, veuve depuis l’été, après un an de mariage, et cependant enceinte, devait défendre ses droits et ceux de cet enfant à naître face au voisin avare et méchant.

L’affaire, portée devant le bailli de Saint-Fargeau, se jugeait en cette fin d’année. Nulle route n’existait à cette époque et, pour plaider sa cause, Broisine avait donc près de 3 lieues (12 km) à parcourir par les vieux chemins de traverse. Accompagnée de son cousin Phorien, elle a longuement attendu son tour, parmi les chicanes paysannes, avant de gagner son procès. Il est donc fort tard quand elle quitte la salle du tribunal, son cousin s’attardant dans !es cabarets pour savourer cette victoire, en promettant de la rejoindre vite.

Satisfaite, mais pourtant frissonnante d’appréhension, elle repart par la forêt. Elle se sent bien isolée au milieu de cette nature glaciale, dans ce silence absolu. Soudain, un léger bruit, comme un crissement de feuilles!… Quelque chose a remué. Au milieu du chemin un homme est apparu, un fusil à pierre à la main. II ricane sournoisement. Une fuite éperdue à travers les ronces, sous « fouels » (hêtres) et charmes. L’homme rejoint sa proie, épaule et tire à bout portant. Encore neuf pas de douleur et… le silence. Seul le vent pleure à la cime des grands arbres. La Broisine gît, ensanglantée. L’homme cache son fusil sous les basses branches, charge le corps sur ses épaules et s’en va en direction de l’étang de Guédelon tout proche. Une pierre au cou du cadavre, un bruit sourd, un clapotement sur le rivage : le crime sera-t-il à jamais ignoré et impuni? Le criminel revient chercher son fusil à l’endroit du forfait mais s’empêtre dans des empreintes que la lune éclaire : neuf pas, les derniers de sa victime. Troublant ! II recouvre les lieux de quelques feuilles, se promettant de revenir le lendemain pour effacer toute trace de ce forfait. Peine perdue, car semaine après semaine, de nouveau il pioche, tasse, écrase la terre, détruit plus profondément les pas, mais inexorablement ceux-ci réapparaissent.

La justice ne retrouva pas le criminel, mais l’opinion publique s’émut, s’inquiéta de voir cet homme sinistre toujours roder dans les bois. On l’épia, le surprit.

Avoua-t-il avant de mourir, fixant ainsi la légende?

Michel LEGRAND

Texte publié dans le Numéro 8, Hiver 2006, du Journal CaracTerres,

Journal Du Pays de Puisaye-Forterre

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